Marché du travail : le chômage augmente, les jeunes restent fragiles
Au quatrième trimestre 2025, la France voit son taux de chômage progresser pour atteindre 7,9 %, selon la dernière étude de l’Insee. Cela représente une hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,6 point sur un an. Soit 2,5 millions de personnes sans emploi. Si ce niveau reste loin du pic de 2015, il marque le plus haut taux depuis fin 2021.
Les jeunes, toujours les plus touchés
L’analyse par tranche d’âge révèle un phénomène inquiétant. Le chômage des 15-24 ans bondit de 2,4 points sur le trimestre, pour atteindre 21,5 %. Même en élargissant la tranche aux 15-29 ans, le taux reste élevé à 16 %. Cette augmentation contraste avec une situation plus stable chez les 25-49 ans (6,9 %) et les 50 ans et plus (5,1 %).
Ces chiffres rappellent combien l’insertion des jeunes sur le marché du travail reste fragile. Une partie d’entre eux se retrouve également dans la catégorie des NEET (neither in employment nor in education or training). Au quatrième trimestre 2025, 12,9 % des 15-29 ans ne sont ni en emploi, ni en formation.
Une activité stable mais contrastée
Malgré la hausse du chômage, le taux d’emploi des 15-64 ans reste stable à 69,4 %, à peine sous son plus haut niveau historique. Le temps partiel continue de progresser légèrement, représentant désormais 17,9 % de l’emploi total. Le sous-emploi, lui, reste stable à 4,4 % des personnes en emploi.
Le taux d’activité global atteint un nouveau record depuis 1975, à 75,4 %. Il est en hausse chez les jeunes (43,6 % pour les 15-24 ans) et chez les seniors (73,1 % pour les 50-64 ans), soulignant l’importance d’un marché du travail actif à tous les âges.
La loi pour le plein emploi : des effets encore limités
Depuis début 2025, la loi pour le plein emploi prévoit l’inscription automatique à France Travail des allocataires du RSA, des jeunes suivis par les Missions locales et des personnes en situation de handicap. Après un an de mise en œuvre, l’impact de cette mesure sur les indicateurs globaux reste modeste. Les bénéficiaires du RSA contribuent légèrement à la hausse du chômage et du taux d’activité, tandis que les jeunes inscrits à France Travail ont une influence quasi négligeable sur l’évolution globale.
Quels enseignements pour les formations professionnelles ?
Ces chiffres confirment un constat connu : les jeunes restent particulièrement exposés au chômage et à la précarité de l’emploi. Les formations courtes et immersives, orientées vers les métiers concrets et porteurs comme la construction modulaire hors-site, peuvent jouer un rôle clé pour favoriser l’insertion professionnelle. Elles offrent aux jeunes des compétences pratiques immédiatement valorisables et permettent de limiter le risque d’exclusion du marché du travail.